15 déc

Not the one

Ça fait longtemps que je sais que les rencontres « époustouflantes », « émouvantes », ne le sont que le temps de s’en souvenir.

Je sais bien qu’il est toujours dangereux pour soi-même de mettre toutes ses billes dans une seule personne, juste parce qu’elle vous semble vous comprendre plus que les autres.

Et pourtant, je me fais avoir, à chaque fois. Je me donne, me confie, vide tout. Par excès de confiance. Par besoin d’amour.

Et à chaque fois, c’est pareil. L’autre oublie, vous oublie, et vous laisse seul avec votre sentiment de trahison, avec ce goût amer d’avoir été abusé, sentimentalement, émotivement. Vous pensiez compter, vous pensiez être important pour l’autre, et finalement, vous n’êtes qu’un parmi les autres. Vide. Misérable. Quelqu’un d’autre, de mieux que vous, de plus fort, de plus grand, de plus beau, a pris votre place, en silence.

Je crois que c’est ce qu’il m’arrive à nouveau. Il suffit d’avoir posé mes yeux sur ses mots pour l’avoir compris. Je reste seul, comme un con. Ça fait longtemps qu’elle ne pense plus à moi, alors que moi… je n’oublie jamais.

Je ne suis plus cette personne « spéciale » depuis probablement un bon bout de temps déjà, je ne le savais juste pas, je ne l’avais juste pas compris. Pas réalisé.

Encore une fois.

__________

Bonheur du jour
John Lennon – Jealous Guy

7 Commentaires

  1. 1 16 décembre 2008 à 05 h 41 Permalien

    Je pense à toi. Toujours (même si pas tous les jours). Vraiment.

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  2. 2
    PetiteFlo
    16 décembre 2008 à 12 h 26 Permalien

    Je me joins à Ambiome pour te dire : même si notre lien depuis ces années où timidement j’ai blogué ne sont que des mots et que nos clins d’oeils se dessinent à travers les souvenirs d’enfance d’un paysage en Auvergne… je pense à toi. Ce que j’ai lu et vu de toi entre les lignes me fait dire que oui ! Tu es une personne « speciale » et que cette personne-là, elle me va !
    @};-

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  3. 3 16 décembre 2008 à 13 h 03 Permalien

    Par expérience, je suis sceptique quant aux effets bénéfiques des paroles sur la chimie du cerveau.
    Et pourtant je voudrais trouver des mots pour te réconforter.
    Te dire que je ne t’ai pas oublié, mais que tu es si loin !
    Je te vois comme une flamme brûlant sur un lointain rivage.
    Chaque fois que je tourne les yeux de ce côté, je vois briller ton point de lumière et je suis rassuré, tu es toujours là.
    C’est peu de chose, j’en ai bien conscience, mais ça me fait quand même chaud au coeur.

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  4. 4 19 décembre 2008 à 13 h 01 Permalien

    Je suis là aussi. Toujours et depuis le début, mais je ne pense pas que cela te comble, car j’imagine que tu attends un idéal, une amie que je ne serais jamais, car comme beaucoup je ne suis pas parfaite… ni un idéal. Mais je suis là. Toujours. Tu ne le vois pas.

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  5. 5 19 décembre 2008 à 18 h 04 Permalien

    Aliette, tu es, sans aucun doute, ma meilleure et ma plus chère amie. Je t’ai envoyé un courriel, désolé pour la méprise.

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  6. 6
    Miss Chacha
    20 décembre 2008 à 13 h 20 Permalien

    Peut-être.

    Mais tu réaliseras, mon ami, que tu sublimes l’impalpable. Tu cristallises le beau, le froid, et certainement le mal-être. Comme si la douleur, la tristesse, étaient des matières précieuses à ta survie (je ne fais aucun jugement de valeur sur une personne, mais sur la vie en général).

    Il est vrai que des individus comme moi ou C sont plus proches du verre Duralex de la cantine, que de la coupette de champagne… Mais pour l’instant, que tu le veuilles ou non, ta cantine est montréalaise. Quand tu seras en France, tu pourras boire du champagne en compagnie de l’absente. Et je suis certaine que cet instant sera des plus appréciés… et n’aura plus le goût de l’amertume… En attendant, puis-je te servir une verre de Coca Light ? Rien de folichon, certes, mais on est en Amérique !

    Merci pour ton email. Je suis soulagée.

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  7. 7 20 décembre 2008 à 15 h 30 Permalien

    Aliette, nous nous sommes parlé au téléphone entre-temps… et comme je te l’ai expliqué, je suis un grand naïf. Malgré que je sois misanthrope, quelque chose en moi tente toujours de me souffler que l’homme est bon, sincère, simple.

    Certains le sont, comme toi. D’autres le sont moins, ou pas.

    Je ne cristallise pas le mal-être, je ne fais qu’agir et réagir en fonction de ma sensibilité… certes, trop grande. Je sais que le problème vient de moi, et non des autres.

    Mais je sais aussi que l’adage « loin des yeux, loin du coeur » n’a aucun sens pour moi. Quand j’aime, j’aime par-dessus les frontières. Amant, ami, même combat… Cyril pourrait t’en dire quelque chose, d’ailleurs… Nous, qui avons vécu notre relation pendant un an 1/2 à 7000 kms de distance… sans jamais trahir notre amour.

    C’est moins une question de distance qu’une question de réalité (en opposition à la virtualité). Toi, tu existes dans ma vie. Ici ou ailleurs, ça n’a pas d’importance. Même lorsque je serai en France, tu seras là avec moi. Ne te méprends pas là-dessus, ma choupette.

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