Je doute. Beaucoup. Tout le temps.
À ma décharge, il faut bien avouer que la vie me fait des crocs-en-jambe alors que j’ai besoin de tapes dans le dos. Juste histoire de me rassurer en virant ces boulets que j’ai aux pieds, en retirant ces obstacles qui se mettent toujours sur mon chemin.
Ce qu’il faut bien (réussir à s’)avouer aussi, c’est que le coup du destin, de la vie pas cool, c’est la plupart du temps un prétexte. Se mentir par facilité, pour fuir une réalité qui est souvent trop dure à affronter.
« Choisir pour ne pas subir », comme le dit parfaitement Julien, dont le billet fait formidablement écho avec ce que je vis en ce moment.
C’est exactement ça. S’autoriser à ne pas se victimiser, à ne pas s’imposer un destin qui ne nous ressemble pas, qui ne nous convient pas. Encore faut-il avoir la possibilité de jouer avec les circonstances… c’est mon cas. J’ai la disponibilité, les moyens physiques et financiers. Ce n’est pas donné à tout le monde, il faut être clair là-dessus. J’ai la chance de pouvoir choisir. Et je sais quel choix je veux faire.
Par contre, le doute, lui, fait partie du lot. Avoir le choix signifie la possibilité d’en faire un mauvais, le risque de se planter peut être paralysant. Même en pesant le pour et le contre, on finit toujours par se poser la fatidique question qui peut tout faire avorter : est-ce que je fais le bon choix ? Ai-je tort ou raison ?
Parce qu’en ce qui me concerne, je déteste l’échec. Je le vis toujours excessivement mal. Très orgueilleux, le garçon, très susceptible aussi. Pourtant, ces derniers temps, je me suis ramassé plus d’une fois. Mon intuition semble ne plus fonctionner aussi bien qu’avant et, du coup, j’ai de plus en plus de mal à lui faire confiance…
Sauf quand elle me prend aux tripes, quand je sens que c’est vraiment la chose qu’il faut faire.
En définitive, décider de prendre son destin en main est terriblement difficile, ou infiniment simple. Tout est question de point de vue…
Moi, j’ai choisi.
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Hervé Cristiani – Il est libre Max

5 Commentaires
On trouve toujours un bon prétexte de ne pas faire les choses. C’est peut être ce qui nous retient parfois de faire les choses de manière trop impulsive.
Mais je crois qu’il est bon aussi de se laisser aller à faire ce qu’on a vraiment envie de faire, se jeter à l’eau.
J’ai fait mon choix. Il peut être bon ou mauvais, Mais c’est mon choix. Un jour quelqu’un m’a dit qu’il ne fallait jamais regretter ce que l’on faisait. J’ai suivi ce conseil. Et je continue.
Je ne connais pas ton choix, mais c’est forcément le bon Marco.
Choisir pour ne pas subir…
PS : des doutes, j’en ai plein aussi…
Apprendre à ne pas regretter est quelque chose de difficile, mais indispensable. Ça aussi, je l’ai compris depuis peu.
On va se parler de tout ça, toi et moi, je pense que c’est important pour nous deux.
Il semblerait que c’est la saison des choix pour tout le monde…
Je pense à toi <3
Il est effectivement toujours plus facile de rester dans une situation que l’on connaît, quand bien même serait-elle inconfortable, que de faire un choix et de s’engager sur une voie dont on ne connaît pas l’issue.
Je ne pense pas qu’il y ait de véritable échec, car il y a toujours quelque chose à retirer d’une expérience, même si parfois la pilule est vraiment dure à avaler
Go go go Marc !
La conversation qu’on a eu hier sur Skype m’a fait beaucoup de bien. Merci.
@ZeNono +1